Histoire de l'Orchestre

L’ORCHESTRE DU COLLEGE DE GENEVE 1962-1990

Paul-Louis Siron

Un orchestre avant l’orchestre

Dans un numéro du Journal de Genève de mai 1935 on pouvait lire ceci :
À un âge où les jeunes gens se sentent généralement plus attirés par les sports que par les arts, alors que, par surcroît, le gramophone et la radio offrent à ceux qui ont quelque goût pour la musique un véritable oreiller de paresse, il est infiniment sympathique de voir des collégiens se grouper en un ensemble instrumental.
Ces lignes annonçaient le concert qu’allait donner dans la grande salle du Conservatoire un ensemble de collégiens, dirigés par un collégien, Jean Meylan, qui deviendra chef d’orchestre.
Quelques années plus tard, un autre collégien, promis lui aussi à une carrière de chef, réunit des collégiens musiciens. Il s’agit de Robert Dunant, qui sera le chef de l’Orchestre des Jeunesse musicales, puis du Collegium Academicum.
Ces ensembles duraient le temps que leur chef était élève du Collège.

Une autre époque

Au début des années 1960, les écoles secondaires de Genève étaient organisées de la manière suivante : le Collège de Genève, fondé par Calvin en 1559, était l’école des garçons. Il occupait les bâtiments construits au 16e et au 19e siècle, situés dans la Vieille Ville. L’École supérieure de jeunes filles, créée à la fin du 19e siècle, était située à la rue Voltaire. Il n’y avait aucun contact entre ces deux institutions séparées par le Rhône, barrière pédagogiquement infranchissable ! Les programmes d’enseignement comportaient de sérieuses différences. Toutefois, au Collège de Genève, on pouvait déceler le sourire d’une vingtaine de jeunes filles parmi des centaines de garçons : c’étaient celles qui étudiaient le grec, cette langue ancienne n’étant pas professée de l’autre côté du Rhône !
La musique avait une petite place au Collège de Genève : depuis quelques années, les élèves devaient suivre un cours d’initiation pendant un semestre. Deux ou trois fois par année, des concerts de musique de chambre étaient organisés. Ils avaient lieu pendant les heures de classe au Théâtre de la Cour Saint-Pierre (aujourd’hui démoli) ou au musée d’Art et d’Histoire. Beaucoup plus rarement les élèves avaient l’occasion de se rendre au Victoria Hall, à la Salle de la Réformation (aujourd’hui démolie) ou à la Maison de la Radio pour entendre l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Ernest Ansermet.
Au cours de l’automne 1961, quelques élèves manifestent leur intention de former un orchestre. Le directeur, Henri Stehlé, très favorable à ce projet, me charge de le réaliser. J’auditionne chacun d’eux. Je découvre plusieurs excellents musiciens. (Certains d’entre eux feront des études professionnelles de musique). Nous répéterons chaque samedi de midi et demi à deux heures. (L’heure de répétition est restée la même jusqu’en 1990).
Ainsi, au début de janvier de 1962 se réunit pour la première fois le groupe qui deviendra l’Orchestre du Collège de Genève. Il y a huit violonistes, quatre violoncellistes, six flûtistes, un hautboïste, un clarinettiste, un trompettiste et deux cornistes. Il règne un enthousiasme extraordinaire, mais que faire avec cet ensemble hétéroclite ? S’il veut vraiment exister, il devra se produire en public. Je décide alors d’étudier sérieusement des Menuets de Beethoven et trois mouvements du premier Concerto brandebourgeois de Bach. Les instruments solistes sont un violon, un hautbois et deux cors. Que faire des six flûtes ? En bon père de famille, j’ai partagé le gâteau : les cornistes joueront une partie de leur texte puis céderont leur place aux flûtistes, divisés en deux groupes de trois.


Le premier contact avec le public a lieu le 17 mai 1962 dans la grande salle (aujourd’hui démolie) de l’UCJG, rue Général-Dufour. Le reste du programme est assuré par le Groupe théâtral alors naissant.
J’aimais aussi que l’orchestre lise les partitions de grands chefs d’œuvres de la musique pour le seul plaisir de la découverte. Nous avons déchiffré la Symphonie en sol mineur de Mozart, la Cinquième de Beethoven... C’était un moyen de les connaître. On était à l’époque des tout premiers disques microsillons. Ils étaient rares et coûtaient cher...
Peu à peu, l’orchestre se stabilise. Les progrès techniques se font remarquer. Au printemps 1963, il est capable d’assumer à lui seul tout le concert qui a lieu dans la grande salle du Conservatoire. On y a joué notamment des extraits de la Suite Hary Janos de Kodaly, que vous entendez ce soir. Et à la fin du mois de juin, l’OCG a fait son premier voyage : il a eu pour public les élèves du Collège de l’Abbaye de Saint Maurice !
Comme on ne dispose pas de tous les instruments, on est obligé de faire appel à des renforts. Un de mes collègues, altiste, participe régulièrement aux répétitions et aux concerts. Un autre, pianiste et organiste amateur, s’achète un basson et prend des leçons. Il jouera pendant plusieurs années avec les collégiens. Et plus tard, j’ai pu compter sur la collaboration de collègues, l’un contrebassiste et deux autres altistes.
Cet orchestre masculin se porte bien, mais il est fragile. Il se renouvelle partiellement chaque année. Y aura-t-il toujours assez de bons instrumentistes ? Le directeur m’avait dit, sans doute par diplomatie : « C’est l’Orchestre du Collège de Genève. Vous ne devez pas accepter des jeunes filles venant de la rue Voltaire ! » Une tentative de former un orchestre de jeunes filles avait échoué.
C’était facile de commencer. Le vrai problème, c’était de durer.

La grande mutation

Dès sa nomination en 1954, le directeur du Collège s’est trouvé en face de soucis dus aux manques de locaux : d’une part il tenait à faire construire une aula, le Collège de Genève étant la seule école secondaire de Suisse qui n’en disposait pas, et d’autre part, les élèves devenant chaque année plus nombreux, il estimait nécessaire d’édifier sur la rive droite un nouveau collège. On ne devait plus se contenter de baraquements provisoires, comme ceux qui ornaient déjà la ville de Genève à la place Sturm, à la campagne Rigot, à l’Aubépine (L’aula sera inaugurée en 1990 !).
À la rue Voltaire, on constate que le nombre des jeunes filles augmente dans la même proportion que celui des garçons ! Que faire ? Si on se mettait d’accord ?
Finalement on décide de construire une nouvelle école au Petit-Saconnex. L’enseignement sera mixte, le Collège de Genève comprendra les trois établissements qui s’appelleront Collège Calvin, Collège Voltaire et Collège Rousseau.
Qu’allait devenir l’orchestre ? J’ai eu quelques craintes : que se passerait-il si chaque école voulait avoir le sien ? On avait le choix entre trois ensembles fluets et un orchestre solide qui accueillerait des musiciens venant de tous les collèges. (Actuellement le Collège de Genève comprend onze établissements).
En automne 1969 l’Orchestre du Collège de Genève part d’un nouvel élan grâce à l’arrivée des jeunes filles. Je me souviens d’un concert à l’aula du Collège Rousseau. Au programme figurait un concerto pour flûte à bec : chacun des trois mouvements avait pour soliste un musicien ambassadeur de son collège.
Rapidement, l’OCG atteint sa vitesse de croisière, avec, comme pour les vendanges, ses bonnes années, ses excellentes années, mais aussi celles qui font craindre la décadence. Il y a toujours assez de violonistes, une quinzaine en moyenne, avec des pointes allant jusqu’à vingt, assez de violoncellistes, et les flûtistes sont toujours trop nombreux (on doit en refuser). On trouve des hautboïstes, des clarinettistes, des trompettistes. Les instruments qui manquent périodiquement sont les altos, les contrebasses, les bassons, les trombones, et perpétuellement les cors.
Il s’est toujours trouvé un collégien assez doué pour tenir le rôle si important de premier violon solo. J’ai aussi toujours pu m’appuyer sur un excellent violoncelliste.
Les bons violonistes étaient rares et précieux, voici un exemple : quelques jours avant le départ pour un de nos voyages en Italie, j’apprends que les trois violonistes qui sont dans les classes supérieures du Conservatoire sont tenus de participer à la cérémonie des Promotions de leur école de musique, qui aura lieu quand nous serons en Italie ! Partir sans eux était impensable. Impensable aussi sans eux la cérémonie des Promotions du Conservatoire ! Une solution a été trouvée : le Département de l’Instruction publique a payé des musiciens professionnels pour permettre à l’orchestre du Conservatoire de fonctionner sans nos trois violonistes, qui ainsi ont pu nous accompagner en Italie !
Choisir des œuvres belles, intéressantes, et pas trop difficiles, quitte à faire quelques arrangements, telle est la tâche du chef ! Le répertoire est celui d’un orchestre de chambre qui se permet quelques incursions dans celui du grand orchestre symphonique. Au début, Bach, Vivaldi, Corelli voisinaient avec Purcell (nous avons joué la Suite qui contient l’air dont s’est inspiré Britten). Puis, presque toujours avec quelques renforts, nous avons tenté d’autres aventures. Mon goût m’orientait vers des programmes classiques, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann, Brahms… mais j’étais aussi attiré par la musique du 20e siècle, Debussy, Milhaud, Poulenc, Ravel, Falla, Prokofieff… Avec le chœur, l’Orchestre a interprété plusieurs grands oratorios d’Arthur Honegger. Je n’ai pas craint des visites dans le domaine de la musique contemporaine, Messiaen, Berio, Earl Brown...
Je tenais à donner aux meilleurs instrumentistes l’occasion de jouer en solo.
Nous avons aussi créé des pièces composées par des collégiens : en 1963 un Hommage à Michel Wiblé de Michel Tabachnik et en 1986 le poème symphonique Prométhée de David Chappuis.

Collaboration

Il y a aussi des élèves qui aiment chanter. On estime alors que chaque collège doit avoir son propre chœur. Dès 1964 j’ai réuni des garçons chanteurs, qui se sont joints à des jeunes filles de la rue Voltaire, puis du Cycle de la Florence. Le Chœur du Collège Calvin, devenu plus tard Chœur des Collèges Calvin et de Candolle, a véritablement pris son essor quand l’enseignement est devenu mixte. Il a souvent collaboré avec l’Orchestre du Collège. Je tenais autant à l’indépendance de ces deux ensembles qu’à la possibilité de les réunir pour exécuter de grandes œuvres. Les Chœurs des Collèges Rousseau, Claparède et de Saussure ont aussi collaboré avec les collégiens instrumentistes.
En 1969 a débuté une tradition qui n’a hélas duré que quelques années : dans la dernière journée d’école de décembre, les collégiens de tous les établissements étaient invités à un concert à la cathédrale ou au Victoria Hall. Ce Concert de Noël était donné par l’Orchestre du Collège avec un des chœurs de collégiens.

Les locaux

Dès l’origine, l’Orchestre du Collège a répété dans des salles de différentes écoles. Il faut hélas le dire, aucune n’a jamais donné satisfaction. Elles ont toujours été trop exiguës et l’acoustique laissait à désirer. Où donner des concerts ? Pour les grandes manifestations avec chœur, nous avons souvent joué à la Cathédrale et au Victoria Hall. L’orchestre seul s’est produit dans les aulas des collèges loin du centre (Rousseau, Claparède, de Staël, de Saussure), mais où trouver une salle en ville ? Nous allions à l’aula de l’Ecole de Commerce, à l’aula de Geisendorf, au Temple de la Madeleine, au Palladium, à la Salle du Faubourg ! (Vous connaissez ?)
Heureux l’orchestre actuel qui dispose de la Salle Frank Martin !

Les voyages

Qui n’aime pas voyager ? Dès sa fondation, j’ai souhaité que l’orchestre se fasse entendre ailleurs qu’à Genève. Un voyage est stimulant. Il crée des liens d’amitié entre les participants. Aux excursions d’un jour à Fribourg, à La Chaux-de-Fonds, à Neuchâtel, à Bienne, ont succédé des voyages plus longs, à Schaffhouse, en Provence, en Ardèche.
En mai 1971, j’avais inscrit au programme le Troisième Concerto brandebourgeois de Bach et Nicolas de Flüe, légende dramatique d’Arthur Honegger, sur un texte de Denis de Rougemont. Nous avions rencontré l’auteur du texte. À l’orchestre s’était joint le Chœur des Collèges Calvin et de Candolle, un chœur d’enfants, un chœur de femmes, élèves du Conservatoire. Après un concert à la Cathédrale de Genève, ces nombreux musiciens s’étaient rendus à Bienne et à Fribourg, via l’Île Saint-Pierre.

En 1972, Chœur et Orchestre se sont rendus à Paris en autocar. (Il n’y avait à l’époque ni TGV, ni autoroutes.) En cours de chemin, ils ont donné un concert à la basilique de Vézelay. À Paris, c’est dans la Salle Cortot qu’ils ont été reçus. Ils ont encore joué à Anthony, au sud de Paris, et au retour, ils ont passé par les jardins de Versailles. Au programme figuraient des extraits du Messie de Haendel, un concerto pour violoncelle de Haydn, des pièces de Mozart et de Chabrier.

L’année 1973 fut une grande année. L’orchestre comptait plusieurs excellents instrumentistes, le Chœur ne cessait de croître, bref, nous étions plus de deux cents à participer à un Festival de chœurs et d’orchestres de jeunes à Vienne, à Prague et à Salzbourg. Nous avons donné plusieurs concerts, nous choisissions les œuvres dans un vaste répertoire : le Requiem de Mozart, la Danse des Morts de Honegger, une Messe de Schubert, une Ouverture de Gluck, un concerto pour violoncelle de Haydn, l’Amour sorcier de Falla… C’était impressionnant de jouer dans la prestigieuse Salle dorée du Musikverein !
Pour franchir le Rideau de Fer, nous devions être assis, rangés par ordre alphabétique, les passeports ouverts. À Prague, le concert devait débuter à 20 heures. Au dernier moment, les autorités politiques en avaient avancé l’heure. Ainsi, quand le public arrivait, le concert était terminé et la population ne pouvait pas rencontrer la jeunesse de l’ouest ! Nos seuls auditeurs étaient… nos confrères américains ! … des collégiens malins ont tout de même passé la soirée avec de jeunes Praguois… Nous avons gardé le souvenir d’une ville triste et sale, malgré la beauté de ses monuments.
À Salzbourg, nous avons joué dans une église le Requiem de Mozart et la Danse des Morts. Un très beau concert avec un public nombreux et chaleureux. Salzbourg c’est aussi le souvenir d’une pluie dense qui s’infiltrait dans la verrière du toit et qui tombait sur les timbales… et surtout, Salzbourg nous rappelle cette épidémie de très forte grippe qui décimait notre groupe. Elle était sélective : elle s’attaquait surtout aux jeunes filles du chœur… (Qu’aurions-nous fait si elle avait agressé l’orchestre ?)
Pour financer ce voyage, nous avions émis des « chèques ». En signe d’amitié et d’encouragement, les musiciens de l’Orchestre de la Suisse romande nous en ont acheté pour mille francs. Ce fut le premier contact entre ces deux orchestres.
Divers enregistrements ont été réalisés au cours de nos concerts. Grâce à eux, nous avons gravé un « Disque Souvenir ».

À la fin de notre concert à Vienne, un mystérieux Anglais s’est approché de moi et m’a dit : « Je vous invite au Festival d’Aberdeen l’année prochaine. »
Aller à Aberdeen en Ecosse, cela va coûter cher ! Pour récolter des fonds, nous avons organisé une kermesse. Ainsi le samedi 27 avril 1974 de 14 à 24 heures, toutes les salles de classe du Bâtiment nord du Collège Calvin et d’autres encore « chez les pompiers » (l’ancienne caserne des pompiers s’était muée en bâtiment scolaire) avaient été réquisitionnées par les futurs voyageurs. Il y avait, bien sûr, à boire et à manger des choses succulentes, mais on pouvait aussi assister à des concerts de musique de chambre, clavecin, flûtes à bec, quatuor à cordes, jazz, à un spectacle de variétés, ou participer à des jeux de toutes sortes et même faire une version latine. Une vraie fête et beaucoup de sous récoltés ! Mais une fois les réjouissances terminées, il fallait tout remettre en ordre… Lundi matin, maîtres et élèves ont retrouvé leurs salles dans un état impeccable. Bravo les collégiens !
À cet International Festival of Youth Orchestras and Performing Arts sont invités des jeunes du monde entier. On y a rencontré des ensembles venus des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Australie, de Norvège, de Bulgarie, de Hongrie, du Pays de Galles, du Japon et des Îles Fiji. Ils étaient tous d’un niveau technique et musical très élevé et jouaient les œuvres les plus difficiles du répertoire. Les ambitions des collégiens genevois étaient plus modestes... Pourtant notre ensemble avait une particularité, il était le plus grand : il comptait quelque 250 participants.

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En effet, le chœur de 1974 était presque deux fois plus nombreux que celui de l’année précédente. Cette année-là au Collège Calvin, un élève sur six participait aux activités du chœur ou de l’orchestre. Les conditions étaient particulièrement favorables. La répétition du chœur avait lieu le mercredi entre 11h30 et 14h00. Il n’y avait aucun autre cours à ce moment.
Le nombre des choristes a diminué au fur et à mesure que la pause de midi s’est raccourcie et que d’autres cours ont occupé cet espace.
Deux œuvres étaient au programme : des extraits des Vêpres de Monteverdi et la quatrième partie de l’oratorio In Terra Pax de Frank Martin. Au mois de mai nous les avons données en concert à la Cathédrale de Saint-Claude et à la Cathédrale de Genève. Frank Martin avait l’intention de venir nous entendre à Saint-Claude. Un accident d’auto l’en a empêché et c’est à l’hôpital de Genève que je l’ai rencontré. Il est décédé au mois de novembre de la même année. Frank Martin avait été élève du Collège de Genève. Il y avait passé sa matu en 1908. À notre concert de décembre au Victoria Hall, pour honorer sa mémoire, nous avons repris des fragments d’In Terra Pax.
Ce Festival nous a permis de participer à des concerts à Glasgow et à Londres. Le concert final devait être grandiose : le compositeur américain Aaron Copland était invité à diriger l’une de ses œuvres. Les interprètes étaient un chœur formé de l’ensemble des chœurs qui participaient au Festival, et d’un orchestre dont les musiciens avaient été choisis parmi les meilleurs de chaque ensemble.
Une seule salle était digne de cet événement : le Royal Albert Hall de Londres !
Aberdeen, ce seul nom nous fait évoquer aussi les cornemuses qui nous ont accueillis à notre arrivée en terre écossaise, le soleil, qui ne voulait pas aller se coucher (mauvais exemple !), la pluie, les excursions, le Loch Ness, mais également l’amitié entre les musiciens, les séances de musique de chambre, la discothèque, les matches internationaux de football, les rencontres et… les moments de rêve…

L’année suivante, le père d’une des choristes me dit : « Pourquoi allez-vous si loin avec vos musiciens ? Que penseriez-vous d’un voyage en Italie ? Je connais des gens… »
On ne refuse pas une telle aubaine ! Ainsi au printemps 1976, je me suis rendu à Orvieto et à Rome pour préparer cette tournée. Il fallait trouver des endroits où jouer, organiser l’hébergement et les transports. Nous logions à Orvieto et dans les environs, puis à Rome. Nous avions un programme de musique sacrée pour les églises, (le Requiem de Gilles et la Cantate Ich hatte viel Bekümmernis de Bach) et un programme de musique profane avec notamment des extraits de Carmen et l’Ouverture de Nabucco, destiné aux salles de concerts et aux manifestations en plein air. Nous nous sommes produits à la Cathédrale d’Orvieto puis à Todi, à Città della Pieve, à Assise et pour finir à Rome, dans l’église des Santissimi Apostoli.

Les organisateurs de ces concerts, qui nous avaient trouvés sympathiques, nous ont proposé tout de suite une tournée pour l’année suivante dans la région d’Amalfi.

1977 Amalfi, un endroit de rêve au bord d’une mer d’un bleu intense, parmi les citronniers, en période de pleine lune… C’était la première fois qu’un concert avait lieu dans l’église d’Amalfi, nous y avons interprété des extraits de la Passion selon saint Jean de Bach et l’Enchantement de Vendredi Saint de Wagner. Les autres concerts avaient lieu en plein air à Amalfi et dans les environs. Nous avons invité le public à chanter avec nous le fameux chœur de Nabucco Va pensiero… Et des excursions à Capri, à Pompéi, à Paestum… Au retour, à Rome et à Anguillara, une petite ville des environs, nous avons donné de larges extraits de la Passion selon saint Jean. À Rome, les organisateurs avaient placé au milieu de la nef un grand fauteuil destiné à l’ambassadeur d’Allemagne. (On lui devait cette politesse : Bach est Allemand !) Après le concert, il m’a dit : « J’ai pris ma Bible, pour suivre exactement le texte ! »

Le voyage était à peine terminé que nos organisateurs m’ont dit : « L’anno prossimo in Sicilia, tutto gratuito ! » J’étais un peu sceptique. J’avais raison. Ce projet a échoué. Je me suis adressé alors au musicien qui s’était occupé de nous à Rome l’année précédente. Il a tout de suite été d’accord de nous recevoir. Je me suis rendu auprès de lui pour organiser plusieurs concerts. Tout s’est déroulé à la perfection. C’est à la Chiesa Nuova que les Romains ont eu le plaisir d’entendre la Messe du Couronnement de Mozart et Jeanne au Bûcher d’Arthur Honegger. La tournée de 1978 avait commencé à Florence.
Ce concert avait été donné au mois de mai à l’Eglise Saint-François de Lausanne et au Victoria Hall. Jeanne est une œuvre de grande envergure, nécessitant de grands moyens, difficile pour le chœur, mais toujours émouvante. Le rôle de Jeanne était tenu par une collégienne. Je ne l’ai jamais entendu si bien interprété.

Les responsables du Festival d’Aberdeen, avec qui nous étions restés en contact, nous ont invités à y participer à nouveau en 1980. Comme la première fois, lors de la cérémonie d’ouverture, tous les choristes ont chanté les hymnes nationaux de tous les pays représentés. Au concert final, qui a eu lieu cette fois à Aberdeen, la cantate Alexandre Nevsky de Prokofieff a été exécutée. Il y avait des ensembles d’Australie, de Tchécoslovaquie, d’Allemagne, des Etats-Unis, de Turquie, de Hong Kong. Nous avions plusieurs œuvres à notre programme : une cantate de Bach, la Messe en do de Beethoven, Nicolas de Flüe de Honegger, la Danse macabre de Saint-Saëns, l’Arlésienne de Bizet. L’œuvre de Honegger nécessitait la présence d’un chœur d’enfants aux voix fraîches. On nous a proposé de collaborer avec le Hong Kong Children’s Choir. Quelle sympathique idée ! Les petits Chinois, pleins de bonne volonté, avaient beaucoup de peine à prononcer le français et leurs voix, superbement travaillées et habituées à une musique totalement différente, dépassaient en puissance celles des Genevois !

Deux ans plus tard, les parents d’un des musiciens me proposent : « Vous avez souvent fait des voyages, pourquoi n’iriez-vous pas en Chine ? » On peut toujours rêver ! C’est en 1984 que le projet a abouti, après d’innombrables tractations, hésitations, complications. Les autorités scolaires n’étaient guère enthousiastes. Cinq semaines avant la date prévue pour le départ, nous n’étions pas encore certains de partir. La Chine, encore proche des désastres de la Révolution culturelle, s’ouvrait peu à peu aux étrangers. Comment serions-nous reçus ?

La tournée de trois semaines, avec cinquante participants, est organisée par l’Association du peuple chinois pour l’Amitié avec l’étranger. (En Occident on dirait Ministère de Affaires étrangères…) Nous nous rendrons à Pékin et dans le nord de la Chine. À cette époque, Pékin est une ville sans gratte-ciel ni voitures, mais peuplée de milliers de bicyclettes. L’amitié, dont on parlera dans tous les discours, n’est pas un vain mot. Dans chaque ville, à notre descente du train, nous sommes reçus comme des VIP par les autorités municipales et par des représentants de l’Association. Un banquet nous est offert. Nous avons en permanence plusieurs guides-interprètes qui nous aident à parler avec qui nous voulons et nous font visiter les lieux touristiques. Nous logeons dans d’excellents hôtels. Dans chaque ville, nous recevons un cadeau souvenir.
Les concerts ont lieu dans des salles contenant entre 1400 et 2200 places, qui sont toutes occupées. Les auditeurs n’écoutent pas toujours comme nous. Il arrive que l’on tousse, mange, bavarde, crache, se déplace, malgré les affiches qui demandent au public d’être silencieux. Parfois plus les gens sont contents, plus ils le manifestent même au milieu d’un morceau.
Plusieurs visites dans des écoles de musique avaient été organisées, favorisant les rencontres avec de jeunes musiciens chinois. C’était parmi les moments forts de ce voyage.
Il s’est passé tant d’événements extraordinaires dans un monde complètement nouveau pour nous ! Une violoniste a fait cette remarque : « Les photos que j’ai prises me donnent la preuve que je suis bel et bien allée en Chine. Sinon, je croirais avoir rêvé ! »

Florilège

armi les nombreuses œuvres que j’ai eu le plaisir de diriger, certaines ont laissé une empreinte plus forte que d’autres. Avec des pianistes collégiens, nous avons exécuté la Totentanz de Liszt, le concerto pour deux pianos de Poulenc (deux sœurs jumelles étaient aux claviers), un concerto de Chostakovitch, un autre de Bach, le Konzertstück de Schumann. De Haydn, nous avons joué des concertos pour violoncelle, pour hautbois, pour trompette. Les violonistes ont interprété les Romances de Beethoven, la Symphonie concertante de Mozart, le Concerto de Mendelssohn, le Poème de Chausson. Les flûtistes ont joué Bach, Stamitz, Vivaldi. Un bassoniste avait choisi un Concerto de Weber.
Citons parmi les œuvres pour orchestre Le Bœuf sur le toit de Darius Milhaud, qui a mis tout le monde de bonne humeur. Dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel, le premier clarinettiste était le chef actuel de l’OCG. Les compositeurs russes m’ont laissé de bons souvenirs : Les Tableaux d’une Exposition de Moussorgsky, Mlada et Schéhérazade de Rimski-Korsakov, les Suites Chout et Roméo et Juliette de Prokofieff. Je n’oublie pas les Français : Masques et Bergamasques de Fauré, Les Animaux modèles de Poulenc, Chabrier, Bizet, Lalande et un concert intitulé Autour d’Olivier Messiaen, avec sa grande fresque « Et expecto resurrectionem mortuorum ».
Les instrumentistes ont eu le plaisir de collaborer avec leurs camarades chanteurs dans la réalisation de très grandes œuvres : de Bach le Magnificat, la Passion selon saint Jean et diverses cantates. De Honegger Nicolas de Flüe, La Danse des Morts, Jeanne au Bûcher, Une Cantate de Noël. De Franck Martin In Terra Pax, le Mystère de la Nativité. De Haendel Samson, Salomon, le Messie. De Brahms Ein deutsches Requiem. De Schumann Les Scènes de Faust. De Dvorak Te Deum, Requiem, Oratorio Sainte Ludmila (chanté en tchèque, première audition à Genève). Un des tout grands moments fut l’exécution du Requiem de Verdi, en 1985. Aux collégiens s’était adjoint l’Ensemble vocal Orphée. Les 250 interprètes ont été applaudis à Annecy, à Thonon et à la Cathédrale de Genève.
Pour mon dernier concert à la tête de ces ensembles en mai 1990, je tenais à présenter une œuvre du 20e siècle. Le compositeur argentin Alberto Ginastera, qui vivait à Genève, m’avait donné la partition de son Psaume 150, destiné à un grand chœur et à un grand orchestre. Nous l’avons donné au Victoria Hall en première audition à Genève.

Conclusion

Au cours de ce bref historique, je n’ai pas cité de nom. Si j’avais commencé, je n’aurais pas su où m’arrêter ! Pour moi, à chacun de ces concerts correspondent des visages, des personnes.
Je ferai toutefois une exception. Alain Guex était présent à la naissance de l’orchestre. Plus tard, il a souvent renforcé l’orchestre avec son hautbois ou son cor anglais. Il a été l’invité du concert du 25e anniversaire. À cette occasion il a créé le Concerto breve de Michel Wiblé, commande de l’Orchestre du Collège. Devenu directeur du Collège de Candolle, il a été durant 12 ans le responsable de la musique pour le Collège de Genève, et ce soir… il est encore dans les rangs de l’orchestre. C’est lui qui m’a remplacé à la tête de l’orchestre pendant mon congé scientifique. Merci Alain !
Que sont devenus ces collégiens musiciens ? Les uns ont fait carrière dans le domaine de la musique. Ils sont solistes, membres d’un orchestre (l’Orchestre de la Suisse romande en compte plusieurs), enseignent la musique, d’autres continuent de pratiquer leur instrument en amateurs, d’autres enfin l’ont délaissé définitivement…
Toutes ces activités ont pu se réaliser grâce à l’appui du DIP, mais aussi grâce à la collaboration de mes collègues instrumentistes, chanteurs, administrateurs, accompagnants, sans oublier les secrétaires et les personnes étrangères au Collège qui m’ont aidé. Que tous soient vivement remerciés !
Et j’adresse un salut amical aux centaines d’anciens collégiens avec qui j’ai partagé mon plaisir, mon enthousiasme, ma joie de faire de la musique.
Mon grand bonheur ce soir est de voir l’Orchestre du Collège en pleine forme, si bien conduit par Philippe Béran.

Paul-Louis Siron

L’ORCHESTRE DU COLLEGE DE GENEVE 1990-2012

Philippe Béran

Un orchestre unique, doté d’une éternelle jeunesse et qui fait des miracles !

Eh oui, le saviez-vous, Genève à la chance de posséder un orchestre formidable, à nul autre pareil ! Après avoir déjà bien parcouru la planète pour y diriger de très nombreux orchestres, je me rends compte à quel point celui-ci est unique ! D’abord par l’état d’esprit qui y règne depuis sa création : un état d’esprit fait de plaisir, d’enthousiasme, d’énergie, de passion et de fraicheur ; toutes ces valeurs qui conviennent tellement bien à la musique et qui font de cet orchestre le plus vivant que je connaisse ! Ensuite cet orchestre est le plus « démocratique » qui soit : Presque tous les jeunes de 14 ans à 19 ans qui le désirent peuvent en faire partie, pour autant qu’ils soient motivés et qu’ils s’accrochent. La sélection y est ici réduite à son strict minimum.
C’est, là encore depuis sa création, une grande particularité de cet orchestre : à la différence des orchestre dits « de formation », c’-à-d qui préparent à une vie professionnelle dans la musique, ce qui suppose bien-sûr une sélection redoutable, l’orchestre du Collège est un orchestre de découverte. Son but et sa raison d’être sont de permettre au plus grand nombre, au moins une fois dans leur vie, d’avoir accès au monde symphonique de l’intérieur et d’y découvrir les trésors inépuisables : une véritable caverne d’Ali baba remplie de ce que l’être humain a produit de mieux en matière artistique : symphonies, concertos, opéras, ballets, musiques de film et créations. Peu importe que parmi les milliers de jeunes qui ont fait partie de l’Orchestre en 50 ans, tous ne soient pas devenus musiciens (même si beaucoup le sont devenus !). L’important est qu’ils aient pu vivre cette expérience, toujours inoubliable, souvent décisive et que cette musique, qui ne les quittera plus, soit devenue la leur. A ce titre, l’Orchestre du Collège est certainement l’un des plus beaux « outils » de culture de la République. L’un des plus efficaces aussi par la place qu’il a prise en particulier par les très nombreux concerts qu’il donne pour la jeunesse.

A bien y réfléchir, cet orchestre accumule les particularités étonnantes : D’abord son éternelle jeunesse ! Chaque année, génération après génération, l’Orchestre du Collège de Genève rassemble près d’une centaine de jeunes de 14 à 19 ans de toutes provenances (Collèges, Ecoles de commerce et de culture générale, Ecoles d’art, Cycle d’orientation, Université, HEM, écoles privées suisses et françaises, lycées français..) qui ne viennent que pour le plaisir ! Aucune obligation de venir à l’orchestre, aucune note, aucun diplôme, rien que la musique, la découverte et le plaisir de se retrouver entre eux.
Ces jeunes suivent tous un cursus scolaire complet. En plus des 30 à 35 heures de cours hebdomadaires, harcelés par d’innombrables épreuves, examens, exposés et autres travaux de recherche, et en plus de leur cours d’instrument, ils parviennent à se rassembler plus de 60 fois par année et à réaliser 3 à 4 productions totalisant une quinzaine de concerts et de représentations. Le tout avec une qualité stupéfiante.
Je reste chaque fois admiratif devant l’exploit ! Peut-être que la musique rend plus intelligent… J’en suis persuadé. Mais elle rend surtout plus heureux et certainement … plus beau ! Comme cet orchestre est destiné principalement aux jeunes fréquentant les écoles de l’enseignement Postobligatoire, leur séjour y dure en moyenne trois ans. Ce qui signifie que cet orchestre doué d’éternelle jeunesse se renouvelle presque complètement tous les 3 ans. C’est là sa principale caractéristique.

Comment maintenir le niveau et la qualité de l’ensemble dans ces conditions ?

Simplement grâce à une autre belle valeur cultivée dans cet orchestre depuis sa création : l’entraide. Chaque début d’année, les musiciens expérimentés épaulent les nouveaux pour leur permettre de trouver le plus rapidement possible leur place dans le groupe et leur vitesse de croisière. Dernière particularité, et non des moindres : A l’orchestre du Collège, les musiciens tournent mais… les chefs restent ! 28 années « Siron » de 1962 à 1990 et 22 années « Béran  de 1990 à 2012. Deux chefs en un demi-siècle ! Un exploit à signaler au Guiness book des records, car la norme parmi les orchestres (professionnels) serait plutôt : les musiciens restent et les chefs valsent ! Pourquoi une telle longévité des chefs ? Simplement parce qu’il est bon d’être chef de l’Orchestre du Collège. Même si nous devons beaucoup donner de nous-mêmes pour le faire vivre, nous recevons beaucoup en retour : jeunesse, émotion, beauté, fantaisie et bonheur ... Un vrai cocktail de jouvence ! Regardez Paul-Louis et la forme qu’il tient ce soir !!

L’Orchestre du Collège de Genève: cap vers le futur

En plus des trois grandes tournées d’orchestre (Toscane 2006 / Chine 2008 / Toscane 2011), les vingt-deux années Béran ont vu la naissance et le développement considérable des collaborations avec les grandes institutions musicales de Genève et d’ailleurs. La rencontre du grand professionnalisme et de la jeunesse sous le signe de la qualité est une formule gagnante. Certainement l’une de mes meilleures idées !

Avec l’Orchestre de la Suisse Romande

Depuis 1996, date de la première coproduction autour du « Boléro » de Ravel donné 3 fois en concerts commentés au Victoria-Hall pour des milliers d’enfants, ce sont en tout 10 grandes coproductions qui se sont succédé et ont donné lieu à des dizaines de concerts destinés à des milliers de classes du Primaire, du CO et du PO.

  • Rapsody in Blue de Gershwin en 1998
  • Casse-Noisette de Tchaikosky en 2002
  • Les Lumières de la Ville (City Lights) de Chaplin en 2004
  • Rhapsody in Blue et Les Aventuriers de l’Arche Perdue de J. Williams en 2005
  • Carmen de Bizet en 2007
  • Les Fables de la Fontaine de V. Cosma en 2009
  • Cyclomotion de O. Rogg et Ph. Genevay / Boléro de Ravel en 2010
  • Amarcord – Huit et demi de Nino Rota et Piccolo & Saxo de A. Popp en 2011
  • The young Person’s Guide to the Orchestra de Britten / Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein / James Bond Theme de M. Norman en 2012

La production de « Piccolo et saxo » avec l’OSR a d’ailleurs donné lieu à un très beau reportage de la TRS dans la série « Chut » qu’il est possible de visionner en cliquant sur : http://www.rts.ch/video/emissions/chut/3683798-piccolo-saxo-et-les-ados.html

Avec le Grand Théâtre de Genève

Là encore, l’innovation était au rendez-vous : associer l’Orchestre du Collège de Genève au Grand Théâtre pour de grandes productions lyriques destinées principalement au jeune public. Du jamais vu à Genève : un orchestre de jeunes jouant dans la fosse du BFM et du Grand Théâtre ! Les triomphes ont chaque fois été au rendez-vous et ce n’est pas un hasard.

Ce furent :

  • Les Enfants du Levant d’I. Aboulker donné 9 fois au BFM en décembre 2004
  • La Petite Zauberflöte de W-A. Mozart donnée 10 fois en avril et octobre 2011.

Au Festival de Montreux

Ce célèbre festival ne proposait rien aux enfants. Pourquoi ne pas y associer l’Orchestre du Collège ?! Le coup d’œil sur le programme du festival avait déjà de quoi réjouir : L’orchestre du Collège se retrouvant parmi les orchestres les plus prestigieux de la planète !

Dans l’auditorium Stravinsky de Montreux, nous avons donné :

  • Les Tableaux d’une Exposition de M. Moussorgsky-M. Ravel / La suite symphonique du Seigneur de Anneaux de H. Shore en septembre 2008
  • Les Fables de la Fontaine de V. Cosma en septembre 2009

Et au théâtre de Vevey :

  • La Petite Zauberflöte de W-A. Mozart en septembre 2011

Toutes ces coproductions ont révélé la place naturelle de l’Orchestre du Collège, celle qui continuera d’être la sienne dans le futur : le partenaire idéal de la programmation « jeune public » des grandes institutions musicales genevoises. L’Orchestre du Collège est devenu un acteur culturel incontournable et surtout un magnifique moyen de médiation culturel : un orchestre jeune et ouvert pour transmettre à la jeunesse ce fabuleux héritage qu’est la musique.

Selon Nietchze, la vie sans la musique serait une erreur… Je pense qu’il avait rêvé de l’Orchestre du Collège de Genève…. auquel je souhaite une très longue vie !!

Philippe Béran

 

Concerts récents

6, 7 et 8 décembre 2014

01_scene_lac_des_cygnes_0.mp3

02_danse_des_petits_cygnes.mp3

03_concerto_pour_basson_1er_mvt_weber.mp3

04_le_beau_danube_bleu.mp3

06_ouverture.mp3

07_aragonaise.mp3

08_intermezzo.mp3

09_habanera.mp3

10_chanson_du_toreador.mp3

11_danse_boheme.mp3

12_bis.mp3

La création de Michel Godel est visible en vidéo sur la page d'accueil.

 

 

 

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dim 12.05.2019 - 17h00

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